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| Le châssis (840 kg) est
assemblé dans un atelier attenant à l’usine.
Les traverses, espacées de 60 cm les unes des autres,
posées sur les deux longerons centraux, assurent
une répartition équilibrée du poids
du mobile-home (pour l’Emeraude : 4 900 kg). Il
reçoit, du reste, un double essieu. L’ensemble
du châssis est en acier galvanisé. |
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Le mobile-home est un produit livré
fini, tout meublé. Aussi sa fabrication requiert-elle un
soin tout particulier, entre façonnage artisanal et organisation
industrielle. Exemple avec la construction d’un Emeraude,
le plus grand modèle du no 1 français IRM. |
IRM, société implantée
en Vendée, a repris à l’automne 2002 un ancien
site industriel situé à Lesquin, dans le Nord. L’usine,
la quatrième de la marque, a pour rôle principal de
produire le plus important modèle résidentiel de la
gamme : l’Emeraude (11 x 4 m). Véritable petite maison
dotée d’un toit quatre pentes, ce mobile-home fait
l’objet d’un soin particulier : ainsi, en production,
on passe deux fois plus de temps pour sortir ce modèle résidentiel
qu’un locatif. L’Emeraude comptabilise plus de quarante
meubles, contre dix-sept pour un modèle standard destiné
à la location ; l’isolation, également, est
renforcée et la toiture, à quatre pentes, présente
plus de complexité dans son assemblage.
L’usine de Lesquin produit quotidiennement soit cinq Emeraude
par jour, soit huit versions résidentielles type Rubis ou
encore dix mobile-homes locatifs. Les quatre-vingt-dix ouvriers
de l’usine se répartissent entre différents
corps de métiers, dont métallurgie, menuiserie, plomberie,
électricité. La robotisation est absente de l’industrie
du mobile-home : les opérations manuelles nécessitent
expérience et connaissance des matériaux.
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| Le film du montage |
1-
Le plancher se compose d’un panneau de Phaltex, des
fibres de bois résineux imprégnées
à 10 % de bitume sec, et recouvert sur sa face intérieure
d’un revêtement linoléum. Il est vissé
sur le châssis. Les perçages effectués
pour la plomberie et l’électricité sont
effectués à ce stade, puis suit l’installation
des câblages et tuyauteries.
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8-
Les lames de vinyle viennent habiller la paroi : se recouvrant
les unes les autres, elles sont agrafées sur les tasseaux
des murs, repérés au préalable. L’agrafage
doit laisser un très faible espace libre entre la paroi
et la lame, pour permettre une certaine dilatation du plastique
sous l’effet de la chaleur, tout comme la rétractation
sous le froid. |
2-
En parallèle, la menuiserie assemble les éléments
de charpente du toit et de murs. Des ouvriers remplissent les
panneaux muraux d’isolant polystyrène (épaisseur
30 mm), entre les tasseaux. |
9,
10 et 11- Le toit fait l’objet d’une préparation
: joints mousse d’étanchéité et
film plastique déposé, avant la mise en place
de la laine de verre (épaisseur 100 mm), en rouleaux.
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3 et 4- Les éléments
murs sont ensuite montés sur le plancher et vissés.
Auparavant, on aura monté le maximum de mobilier dans
le mobile-home, pour faciliter la manutention.
Le toit est ensuite déposé sur la caisse, par
éléments solidarisés. A l’intérieur,
on effectue les branchements et la fixation du mobilier sur
les parois ou au sol. |
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5- Assemblage des meubles. La miroiterie, ainsi qu’une
partie de la menuiserie, sont confiés à des
sous-traitants locaux.
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12-
La pose de la toiture en bac acier s’effectue en plusieurs
étapes : vissage de rives d’étanchéité,
mise en place des plaques de tuiles et des faîtières.
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6 et 7- Les Emeraude
bénéficient d’une isolation renforcée
: on agrafe sur la paroi le “thermobulle”, feuille
plastique à bulles recouverte d’un film aluminium.
Les ouvertures, portes et fenêtres, sont enfin installées,
puis suivent les volets à battants. A titre indicatif,
une fenêtre de séjour pèse 23 kg.
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13-
La gouttière est le dernier élément extérieur
posé : des cornières viennent solidariser le
pourtour. A l’intérieur, les tout derniers meubles,
dont les tables, chaises, poufs
et canapés, sont installés et amarrés
pour le transport.
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